Sécurité routière

Consultation sur les déplacements sécuritaires à vélo et présence de véhicules lourds

​ La Commission sur le transport et les travaux publics de la Ville de Montréal a tenu au printemps 2017 une consultation sur la cohabitation sécuritaire entre usagers plus vulnérables et poids lourds. À cette occasion, la Coalition a présenté 8 recommandations à la Ville. Elles se retrouvent dans le mémoire suivant présenté à la Commission le 19 avril 2017.

Consultations publiques provinciales sur la sécurité routière - 2017

La Coalition a présenté ses recommandations le 1er mars lors de la consultation publique de Montréal. Nous avons soumis à nouveau le mémoire publié en 2014 en y ajoutant ce préambule.

Vous trouverez ci-dessous les mémoires et documents produits en 2017 et en 2014 par d’autres organismes qui ont à coeur le développement du vélo comme moyen de transport urbain.

Vélo fantôme, mémoire de Piétons Québec, fiche synthèse de Piétons Québec,  Vélo Québec

Modernisation du Code de la Sécurité routiére - 2014

La Coalition a participé, à l’invitation du Ministre des Transports, à la démarche visant la modernisation du Code de sécurité routière. Nous sommes très fiers d’avoir pu vous représenter à cette table et partager vos demandes.

Nous avons publié le 14 août 2014 notre mémoire qui comprend 22 propositions. Nous vous invitons à lire les faits saillants et à télécharger le mémoire pour prendre connaissance de l’ensemble des recommandations.

Merci de nous avoir envoyé vos commentaires et suggestions!

Downloads

  • Concilier déplacements sécuritaires à vélo et présence de véhicules lourds​, UN ENJEU DE POIDS!Télécharger (PDF, 1,849 ko)
  • Coalition vélo Montréal - Préambule au mémoire_1er mars 2017Télécharger (PDF, 179 ko)
  • Coalition vélo de Montréal - Mémoire_2014Télécharger (PDF, 252 ko)
  • Nicolas A. Gagnon - Mémoire individuel_2017Télécharger (PDF, 301 ko)
  • Budget et dépenses - Projet CSR_2014Télécharger (PDF, 58 ko)
  • Vélo Québec - Mémoire_2014Télécharger (PDF, 321 ko)
  • Accès transports viables - Mémoire_2014Télécharger (PDF, 1,208 ko)
  • Coop Roue-Libre - Mémoire_2014Télécharger (PDF, 503 ko)
  • Fédération québécoise des sports cyclistes - Mémoire_2014Télécharger (PDF, 983 ko)
  • Fédération québécoise des sports cyclistes - Mémoire_2014Télécharger (PDF, 11,154 ko)
  • Vivre en ville - mémoire_2014Télécharger (PDF, 2,503 ko)

47 Suggestions received so far

Axe 2, orientation 1 : "Portes de voiture : augmenter les pénalités pour les fautifs pour assurer une meilleure protection des cyclistes". Je propose que la pénalité soit proportionnelle à la gravité de la faute : avoir mis la vie de quelqu'un inutilement en danger.

Quant aux pénalités pour les cyclistes qui n'ont pas fait leur arrêt, je propose que la pénalité cesse d'inclure 3 points de démérite sur le permis de conduire. Le permis de conduire devrait se limiter à la conduite automobile. Si les autorités veulent ôter des points de démérite aux cyclistes, qu'ils créent un permis de "vélo".

Sent by Suzanne Asselin on 28 juillet, 10:13


En industrie la majorité des accidents se produisent lorsqu’une ou plusieurs personnes n’avaient pas vu le danger. Donc pour la santé et la sécurité des employés il est recommandé de ne jamais agir sans voir s’il y a une situation dangereuse.

Une des grandes causes d’accident entre cycliste et automobiliste c’est que l’un n’a pas vu l’autre. Exemple : une porte qui s’ouvre, un virage dans un angle mort, la voie qui n’est pas libre, etc.

Un aspect qui changerait nos habitudes certes mais qui augmenterait grandement la sécurité serait que dans les rues les cyclistes circulent à sens contraire de la circulation.

Cela semble impossible mais si les cyclistes sont à contre-sens, eux et les automobilistes se voient mutuellement. Un automobiliste qui tourne voit devant si un cycliste s’en vient et le cycliste peut voir l’automobile qui va tourner.

L’automobiliste n’ouvrira pas sa porte (ou le cycliste va le voir avant d’arriver) s’il voit un cycliste venir vers lui. Fini les angles morts lorsque l’automobiliste veut tourner à droite.

Si on voit le danger devant normalement on agit en conséquence.

J’espère seulement que ma suggestion soit discutée et non rejetée sans y penser.

Jules Florent
514-903-3188

Sent by Anonymous on 27 juillet, 10:16


Bonjour
Bravo à vous pour les démarches que vous faites pour rafraîchir les lois qui régissent les déplacements en vélo. Ne serait-ce que de permettre à un cycliste de considérer un stop comme un céder, ce que tous les cyclistes font de toutes façons et qui est beaucoup plus logique dans le cas du vélo.

Ce dont je voudrais vous parler ce sont les déplacements des piétons sur les pistes cyclables. Idéalement, ce serait que les piétons aient leur espace pour se déplacer en toute sécurité, ce qui est quelquefois le cas, mais pas toujours. Dans le cas où rien n’est prévu, ne pourrait –on pas demander aux piétons, comme on le fait quand ils marchent le long d’une route à deux voies, de circuler du côté gauche de la piste? J’en explique les raisons, qui me semblent pour le moins... raisonnables. Je fais beaucoup de vélo et aussi beaucoup de déplacements comme piéton sur les pistes cyclables. Quand je circule en vélo et que je vois des gens devant moi qui marchent du même côté que moi, je ne sais jamais ce qu’ils vont faire quand je viendrai pour les dépasser. D’abord m’ont-ils entendu venir, si oui, très bien, ils feront ce qu’il faut. Dans le cas contraire, qu’est-ce qui me dit qu’ils ne feront pas un mouvement brusque vers la gauche au moment où je vais les dépasser? Ne les ferais-je pas sursauter en leur faisant faire un mauvais mouvement qui peut provoquer un accident? Quand moi, je suis piéton et que je circule du côté droit, je ne sais jamais quand je me ferai surprendre par un dépassement.

Alors que si les piétons circulent du côté gauche de la piste, il me semble que tout est plus facile. Comme piéton, je vois venir le cycliste qui approche et je prends les mesures qui s’imposent, soit je me déplace un peu vers la gauche pour lui faciliter le dépassement, soit je choisi de ne pas bouger si l’espace est suffisant. Le cycliste et le piéton se voyant bien tous les deux, se sentent sécures pour entreprendre le dépassement. Je comprends qu’il y a des endroits quand la piste est trop tortueuse où cette façon d’agir peut poser problème. Alors, dans l’aménagement des pistes, ne pourrait –on pas prévoir de dégager un espace un peu plus large quand certains détours peuvent être dangereux?

À tout prendre, je préfère le danger que peut représenter de circuler à gauche de la piste que celui de circuler à droite et ne jamais savoir quand je me ferai surprendre.

Merci de m’avoir lu.

Sent by Louis Rochefort on 26 juillet, 10:46


Je suis à 100% d'accord avec le code Idaho ainsi que le droit de rouler dans la voie de droite lorsque l'accotement n'est pas assez sécuritaire. C’est tellement logique que c’est déjà ce que la majorité des cyclistes appliquent.

J’ajouterais : plus de sensibilisation et de vigilance policière sur le respect des règles de sécurité lors de l’attentes aux coins des rues. En tant que cycliste assidue (je me déplace uniquement à vélo), je constate que la gestion du traffic aux coins des rues devient très problématique et dangereuse, tant pour les voitures que pour les vélos et les piétons. Les piétons devraient attendre le feu vert sur le trottoir (et non pas dans la rue à 1,5m du trottoir), et les cyclistes devraient attendre leur feu vert avant leur ligne d’arrêt (et non pas en plein milieu du couloir piétonnier). Pour l'instant, seul les automobilistes semblent obligés de respecter cette règle. Moins de confusion aux coins des rues achalandées aiderait grandement les automobilistes à voir les cyclistes arriver, aiderait les cyclistes à effectuer des virages sans devoir zigzaguer dans des pelotons de piétons qui attendent leur lumière dans la rue, et permettrait d’éviter beaucoup d’accrochages et de frustration.

Aussi, une clarification sur la conciliation autobus/vélo en ville serait importante. Est-ce que les vélos ont le droit de dépasser les autobus aux lumières? Est-ce qu'il devrait y avoir une distance minimale à respecter par les chauffeurs d'autobus lorsqu'ils nous suivent ou lorsqu'ils nous dépassent pour mieux nous frôler et nous coincer entre leur autobus et le trottoir? Quelle serait la meilleure façon de faire pour que ça deviennent clair pour tous et plus sécuritaire.

Merci et bravo pour l'initiative!

Sent by Marie-Eve Ouellette on 25 juillet, 12:14


Dans le message qui suive, je vous parlerai d'une sous-section souhaitable du code, du stationnement près de l'intersection, de l'abus du klaxon, et des cloches pendues aux autobuses. Je suggère :
1. Que le code inclue une sous-section avec un regroupement de tout les articles traitant la circulation et le comportement des cyclistes.
2. Que le Code oblige les villes d'interdire le stationnement de vehicule à l'endroit à moins de 5 mètres d'un croisement.
3. Que l'article concernant l'utilisation du klaxon-véhiculaire en cas de nécessité soit re-écrite et rajoutée à la sous-section traitant le cyclotransport.
4. Que le Code exige les sociétés de transport (comme la STM/STL où les autobuses sont déjà équipés d'un moteur postérieur) de se faire installer une cloche (une sonnette, un carillon) en avant de l'autobus pour faire du bruit lors de dépasser un cycliste sur la route.

Sent by Michaël Thomas Kowalsky on 25 juillet, 3:34


CONCERNANT LES DROITS DES CYCLISTES:

L'"Idaho stop" s'impose partout où il y a 4 panneaux d'arrêt. Ailleurs (incluant les lumières rouges), le virage à droite devrait être permis, après avoir vérifié que la voie est libre.

L'idée des vélorues est intéressante et devrait être étendue à l'ensemble de la ville, de manière à tisser un réseau complet, en plus de limiter la circulation de transit dans les petites rues résidentielles. Les pistes cyclables telles qu'on les connait actuellement ne suffisent plus à remplir la demande, et sont parfois même dangereuses étant donné la différence de vitesse entre cyclistes débutants et expérimentés...
De manière générale, le concept de partage de la route doit être promulgué. En ce sens, les pistes cyclables sont une fausse solution. De plus, des situations dangereuses se produisent lorsqu'elles disparaissent sans crier gare, comme par exemple coin René-Lévesque/Berri...

Droit à utiliser L'ENTIÈRETÉ d'une voie de circulation. Ceci afin d'éviter l'emportiérage (dont on attend d'ailleurs qu'il soit enfin sanctionné). Il serait également intéressant que le SPVM fasse respecter la limitation de vitesse à 50 km/h pour les autos en effectuant davantage de contrôles sur les grands axes.

Droit à circuler à contresens sur les petites rues à sens unique. Ce système, expérimenté dans plusieurs villes européennes, permet de réduire la vitesse de la circulation automobile.

Sensibilisation autour du vélo d'hiver: comment s'équiper et se préparer aux dangers, mais aussi détruire les préjugés entourant cette pratique. Oui le vélo d'hiver est un excellent moyen de locomotion!

CONCERNANT LES DEVOIRS DES CYCLISTES

Interdiction TOTALE (accompagnée de contraventions, salées s'il le faut) de circuler sur les trottoirs.

Interdiction pour les cyclistes qui se prennent pour des pros de fréquenter les pistes cyclables "récréatives" comme celle du canal de Lachine. Les comportements dangereux y sont légion, du fait que certains la considèrent comme une piste de course, alors que nombre d'enfants jouent aux alentours.

Sent by Rémy on 24 juillet, 15:44


Permettre aux cyclistes de démarrer en même temps que le feu vert piéton (lorsque celui-ci passe au vert avant les autos). Cela permet de ne pas être au niveau des pots d'échappement de voitures qui redémarrent, de prendre de la vitesse et donc d'être plus stable quand les voitures dépassent, d'avoir la possibilité de se mettre devant les voitures et donc d'être plus visible.
Dans le même ordre d'idée, avoir un large espace pour s'arrêter devant les voitures aux feux rouges est plus sécuritaire et encore très rare à Montréal (mais il s'agit plus d'aménagement que de code de la route).

Sent by Gabrielle on 24 juillet, 11:58


Ce qui m'apparait le plus dangereux dans le partage de la route actuellement, ce sont surtout les croisements des rues. L'idée de pouvoir utiliser le "Stop Idaho" est très intéressante, si chacun le fait de la bonne façon.
De plus, certaines rues ont été dotées de Zone réservée pour les cyclistes comme sur la rue Villeneuve à la hauteur de st-Laurent, nos intersections sont dangereuses, je crois qu'il faut plus de zone comme celle-ci. Les automobilistes et les conducteurs de gros véhicules ne nous voient pas. Lorsque nous sommes devant eux et que nous pouvons partir avant eux, cela facilite grandement le partage de la route.
Dernièrement, le secteur du Plateau Mont-Royal a annoncé la mise en place d'une nouvelle loi, qui en mon sens est complètement à l'opposée de l'idée de sécuriser les routes pour les cyclistes. Pouvoir traverser les parcs en vélo, c'est aussi rouler en toute sécurité dans la ville.
Certaines villes ont également mis en place des ponts à vélo aux intersections jugées dangereuses, au lieu de passer sur la route, les cyclistes peuvent chevaucher la route par une passerelle surélevée... c'est une idée qui pourrait être brillamment réutilisée dans nos boulevards mortels.
Dernière idée:
Des « autoroutes de vélo » comme à Copenhague pour désengorger les pistes cyclables et aller plus rapidement d’un point à un autre. Des 4 voies qui ne sont pas coupées par des boulevards dangereux. Depuis l’arrivée des BIXI à Montréal, les pistes cyclables sont plus dangereuses, les gens ne connaissent pas les signes (avec le bras) pour avertir de leur déplacement.

Sent by JB on 24 juillet, 10:40


Encore 2 choses:
1- ÉLIMINER le panneau d'obligation de marcher à côté de son vélo. Imagninez deux secondes qu'on remplace le vélo par une auto sur le panneau, est-ce logique? Pourquoi est-ce que ça le serait pour un vélo? Parce qu'il est plus léger? Non. C'est un moyen de transport comme une auto. Pourquoi les cyclistes devraient-ils s'accommoder d'aménagements qui ne conviennent pas, au point où il faut descendre de son vélo pour les utiliser?
2- Ajouter au manuel de signalisation des travaux routiers du MTQ une section sur les voies cyclables. Oui, je parle du manuel de signalisation qui explique en détail comment placer les cônes et les divers autres panneaux oranges sur nos routes. La section sur la signalisation des voies cyclables devrait parler, entre autres, de largeur et de rayon minimum (voir les normes de conception des aménagements cyclables de Vélo Québec), d'espace latéral et vertical minimum requis pour maintenir la circulation sur l'axe cyclable touché.

Sent by MPat on 24 juillet, 10:39


De nouveaux règlements et des incitatifs sont nécessaires et aideront à réduire l'ampleur du problème. Cette contribution ne sera toutefois que minime pour 3 raisons.

1. Une grande partie des accidents sont reliés à de mauvais comportements de quelques cyclistes et de quelques automobilistes. Tant que l'on ne réussira pas à faire appliquer les règlements, à créer des incitatifs, à informer et à sévir, on aura beau créer de nouveaux règlements, cela n'y changera pas grand chose pour les délinquants ou les personnes qui méconnaissent les règlements. Je pense notamment au fait que la plupart des automobilistes ne cèdent pas le passage aux piétons là où il y a des lignes jaunes donnant la priérité aux piétons pour la traversée sur la chaussée.

2. Des lois et règlements complexes et méconnus. À l'heure actuelle, les citoyens ne connaissent pas très bien les règlements parce qu'ils sont très nombreux et qu'ils changent fréquemment. En outre, la signalisation des rues est de plus en plus complexe, et les aires de vision sont plus restreintes, à un tel point où un conducteur n'a pas toujours le temps de lire toutes les affiches de signalisation et de s'assurer qu'il n'y a pas de danger pour les autres avant d'effectuer un virement.

3. L'incompréhension. Un piéton ne peut pas se comporter comme un cycliste, un cycliste ne peut pas conduire comme une automobile, un camion n'a pas les mêmes capacités qu'une automobile. Il y a donc toute une philosophie que chacun doit comprendre car les personnes qui connaissent toutes les difficultés et particularités de chacun des autres types. En conséquence, la signalisation d'un type ne peut vraiment s'appliquer aux autres types.

En conclusion, c'est un remaniement complet de la circulation qu'il faudrait faire une fois pour toutes, en fonction des piétons, des cyclistes, des vélomoteurs, des motocyclistes, des automobilistes et des camionneurs, sans oublier l'inaccessibilité des trottoirs pour les fauteuils roulants et les quadriporteurs.

À l'opposé de vieilles villes européoennes où l'on ne peut plus modifier l'espace disponible sur la chaussée, au Québec nous avons encore la possibilité de réaménager nos trottoirs et chaussées. Alors ne devrions-nous pas élaborer un nouveau système complet pour tous, avec la collaboration de chaque groupe de personnes concernées ? Sinon nous risquons d'avoir à être en réaménagement constant chaque fois que l'un de ces groupes se plaint du danger et demande des changements.

Sent by Bearspirit on 24 juillet, 10:15